Consultation prénatale (CPN), une stratégie avancée et un plan d’accouchement au centre de santé amélioré de Mambia. 

La plupart des femmes en état de grossesse accordent peu d’impotence à la consultation prénatale ce malgré le rôle très important quelle joue lors de l’accouchement et l’effort immense des autorités et leurs partenaires. L’organisation mondiale de la santé OMS estime qu’environ 500.000 femmes meurent chaque année au cours de la grossesse et de l’accouchement, la majorité de ces décès survient dans les pays en développement.

Consultation prénatale (CPN), une stratégie avancée et un plan d’accouchement au centre de santé amélioré de Mambia.
Madame Nana Bamba chef du centre de Santé amélioré de Mambia

L’Afrique de l’Ouest est une des zones les plus concernées, on y dénombre 1020 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. C’est pour cette raison que le centre de santé amélioré de Mambia l’une des Communes Rurales de Kindia travail d’arrache-pied pour faire comprendre la nécessité. Madame Nana Bamba chef du centre de Santé amélioré de Mambia explique que les femmes viennent régulièrement à leur centre pour la CPN « Nous avons un programme de stratégie avancée, quand on reçoit les femmes après la consultation nous leur expliquons pourquoi il faut venir à la CPN et quels sont les avantages tout en les expliquant le plan d’accouchement établi par notre centre, les femmes qui quittent dans les districts ne respectent pas souvent les rendez-vous mais quand nous vérifions la liste de celles qui sont programmées nous nous déplaçons vers elles dans les districts pour connaître leur état et profiter pour leur donner les produits et des conseils pour mener à bien leurs grossesses » a telle expliquée.

S’agissant des difficultés, Madame Bamba précise « le problème que nous avons ici c’est le cas des femmes qui sont souvent confrontées à l’extrême pauvreté surtout en milieu rural, ces femmes manquent de moyen pour accoucher, même pour se déplacer de leurs districts jusqu’au centre de santé ici c’est des problèmes donc elles préfèrent rester à la maison et venir tardivement se faire consulter et quand ça dépasse nos compétences nous sommes obligés de les référées à l’hôpital régional de Kindia et pour cela nous rencontrons des difficultés liées notamment aux moyens de déplacement pour accompagner ces femmes en ville » Nous explique la chef de centre de santé amélioré de Mambia.

Malgré ces difficultés rencontrées, la première responsable affirme tout de même par endroit une parfaite compréhension existent entre les agents de santé et les communautés. « Les agents quand ils se déplacent, ils sont bien accueillis et ils profitent de ces occasions pour prodiguer des conseils aux communautés en même temps les octroyés des produits sur place comme le paracétamol, les vaccins anti tétaniques… » A laissé entendre Madame Bamba.

 

Au-delà des efforts fournis, il y a des femmes qui hésitent encore, mais la cheffe du centre de santé amélioré de Mambia, ne tarit pas de conseils « Je dirais tout simplement qu’une femme dès la rupture des menstrues doit aller se faire consulter et si c’est avéré que c’est une grossesse cette femme doit normalement suivre les conseils et prendre régulièrement les produits, car tous les problèmes concernant les femmes enceintes se rejouent à l’hôpital ».

Il est important de signaler que malgré la mise en place de nombreuses structures sanitaires, le taux d’accouchement assistés reste faible par rapport à celui du suivi prénatal. Les indicateurs de santé maternelle et infantile dans les zones rurales de Guinée sont particulièrement inquiétants seules 40% des femmes effectuent aux moins quatre visites prénatales pendant leur grossesse, contre 71% en milieu urbain. Selon une étude menée par l’association internationale de développement (IDA).

Il y a une véritable inadéquation entre le taux de CPN et d’accouchement assistés  d’où la nécessité d’identifier les facteurs liés à cette problématique et faire des propositions de solutions en vue d’améliorer la prise en charge des femmes enceintes et en couches.

 

Makoura Koulibaly pour santeyalonny.com

623 48 83 41

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